Vous trouverez ici les approches qui me semblent pertinentes en thérapie et qui nourrissent ma pratique.


La Psychanalyse

C’est certainement le courant théorique et thérapeutique le plus connu du fait qu’il soit à l’origine de la psychologie telle qu’on la connait de façon générale.

Durant mon cursus universitaire, j’ai été très intéressé par cette théorie et courant qui me semble toujours d’actualité.

L’approche psychanalytique a été conçue, en partie par Freud qui en est l’un des psychanalystes les plus connus. Il est l’un des premiers à parler de la notion d’inconscient, de pulsions et de l’appareil psychique. Selon la psychanalyse, il existe un lien intrinsèque entre les difficultés actuelles de la personne et ses expériences passées. En effet, les désirs inconscients n’ont pu s’exprimer et entrainent des conflits refoulés et non résolus chez la personne.

Cette dernière est alors amenée à prendre conscience de l’influence de ces conflits en elle, et de l’impact que ceux ci ont sur son fonctionnement. Une fois cette prise de conscience faite lors de la cure, la personne peut s’en dégager progressivement.

La psychanalyse a pour but d’opérer des changements profonds et durables chez le patient. Généralement, les psychothérapies psychanalytiques durent au moins un an, à raison d’une ou plusieurs séances par semaine.

La thérapie psychanalytique utilise au cours de la thérapie différents outils tels que

  • l’association libre,
  • l’analyse des rêves,
  • mais surtout le transfert (c’est la projection de désirs ou de situations inconscientes du patient vers l’analyste),
  • etc.

En psychanalyse, le symptôme a un sens, dont seul le patient a la signification. C’est pour cela qu’il n’y a pas de durée prédéterminée dans ce type de thérapie ; c’est la patient qui va à son rythme, afin de ne pas être brusqué, et non le thérapeute qui impose le sien au patient.

Bibliographie :

  • Freud – Métapsychologie
  • Green – La folie privée
  • Starobinski – L’encre de la mélancolie
  • Winnicott – Jeu et réalité

La thérapie Existentielle

La psychothérapie existentielle est une thérapie qui tire sa source de la philosophie. S’inspirant des philosophes grecs, tels que Socrate, Platon, Aristote ou encore les Stoïciens, cette thérapie a vraiment vu son essor dans les années 1950.

C’est en s’inspirant des phénoménologues de l’époque, comme Jaspers, Husserl ou Heidegger, mais également des philosophes existentialistes comme Sartre, ou même Camus, que va naitre le début de l’analyse existentielle.

Binswanger, Boss, et Frankl vont reprendre ces travaux philosophiques pour en concevoir des approches thérapeutiques propres. Par exemple, Victor Frankl va concevoir sa thérapie à la fois sur le plan théorique (l’analyse existentielle) ainsi que des outils thérapeutiques (la logothérapie).

L’analyse existentielle cherche à comprendre la condition humaine. De fait, elle met en lumière la lutte existentielle quotidienne qui frappe toute personne durant son existence. Ces questionnements existentiels amène à des difficultés d’adaptation et de compréhension pour la personne en proie au vide existentiel.

Le but de la thérapie existentielle est donc de permettre à la personne de prendre conscience de ce qui la détermine afin de s’en libérer et de pouvoir faire les choix qu’elle souhaite en toute conscience.

Le but est de trouver un sens à sa vie, en se rattachant aux valeurs propres et personnelles de chacun, afin d’éviter que la personne ne soit clivée entre sa vie actuelle et ce qu’elle voudrait.

Actuellement, de plus en plus de thérapeutes s’intéressent à cette thérapie, notamment grâce à des figures connues telles que Yalom aux Etats-Unis.

C’est une approche que j’utilise quotidiennement et qui me semble particulièrement pertinente. Ma formation d’analyste existentiel et logothérapeute (EFRATE) me permet d’avoir des outils adaptés pour aider les personnes à trouver un sens à leur vie et vivre en cohérence avec leurs valeurs.

Bibliographie :

  • Binswanger – Introduction à l’analyse existentielle
  • May – Le courage de créer
  • Frankl – Nos raisons de vivre
  • Yalom – L’art de la thérapie
  • Yalom – Thérapie existentielle


La thérapie Humaniste

La psychologie humaniste est née aux Etats-Unis grâce à Abraham Maslow, qui créa en 1954, l’American Association for Humanistic Psychology. D’autres grands thérapeutes comme Rogers, Moreno, Perles ou May se revendiqueront de cette orientation humaniste.

Cette thérapie est apparue en réaction aux deux autres grandes théories principales à l’époque que sont la psychanalyse et le behaviorisme. Cette thérapie devient rapidement le troisième courant majeur, également appelée troisième force.

La thérapie humaniste cherche à mettre l’accent sur :

  • l’idée du potentiel humain, c’est à dire que la personne a la capacité de s’autodéterminer, de grandir et d’évoluer,
  • la personne n’est pas déterminée,
  • la notion d’élan qui pousse à accomplir et à s’accomplir dans un mouvement vital,
  • l’engagement de la personne et sa responsabilité ont une importance dans la thérapie,
  • la liberté de l’individu est primordiale ,
  • la créativité de la personne permet le développement personnel de chacun.

C’est une approche ouverte et respectueuse de la singularité de la personne que j’utilise lors des séances.

Bibliographie :

  • Maslow – Etre humain
  • Rogers – Etre vraiment soi-même
  • Rogers – Le développement de la personne

La Méditation

La méditation de Pleine Conscience ou Mindfulness-Based Stress Reduction a été développée par Jon Kabat-Zinn en 1979.

La méditation Mindfulness est une adaptation de la méditation bouddhiste qui est très connue. Cependant, elle a un réel intérêt thérapeutique en ce sens qu’elle permet de combattre l’angoisse, le stress, la maladie et la douleur.

La pleine conscience nous permet de prendre conscience de l’instant T. La méditation oblige à se poser, à ralentir et à sortir de nos automatismes. Le but est alors de prendre conscience du moment afin de nous rapprocher de nos besoins fondamentaux et de ce qui est vraiment important pour nous.

Cet outil thérapeutique permet aux personnes de vivre plus intensément le moment présent en faisant la part entre ce qui est urgent et ce qui est superficiel. De là, il est plus simple d’observer ce qui nous est réellement essentiel.

La pratique de la méditation en pleine conscience peut paraître simple à première vue. Toutefois, c’est une pratique qui demande de l’entrainement. Nos habitudes mentales quotidiennes ont façonné nos réactions de manière automatique. Ces automatismes amènent souvent stress, angoisses, et au fait de se sentir bien souvent dépassé.

La méditation nous oblige à nous recentrer sur l’ici et maintenant afin de faire le tri dans nos pensées et émotions.

C’est pour ces raisons que je me suis formé en Méditation en Pleine Conscience (Formation Mindful France), dans le but d’offrir un apaisement chez certaines personnes.

Bibliographie :

  • André, Jollien, Ricard – Trois amis en quête de sagesse
  • Bourgognon – Savoir pour guérir
  • Midal – La pratique de la Méditation